LES PROPOSITIONS DES CANDIDATS POUR L’AVENIR AUTOMOBILE

L'avenir de l'automobile après les présidentielles 2022. Piecesanspermis.fr

Pour faire suite à notre article sur les avancées qui pourront être mise en place, nous allons ici vous détailler chaque programme de chacun de nos 12 candidats ! L’industrie automobile qui compte également les voitures sans permis a auditionné les candidats à l’élection présidentielle. Onze des douze candidats ont des plans pour atténuer le fardeau des conducteurs, lutter contre la pollution et soutenir l’industrie.

Accroissement du prix des carburants, zones à faibles émissions, stationnement, sécurité routière, aide à la transition écologique. Il y a 40 millions d’automobilistes en France et ils s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat.

Confrontés à la concurrence mondiale et aux carences de pièces, le secteur industriel et le secteur des services, qui emploient plus d’1 million de personnes en France, peinent à s’adapter aux évolutions. Que vont offrir les 12 candidats à la présidentielle ?

 

Eric Zemmour (Reconquête)

Eric Zemmour instaurera le blocage du prix à la pompe à 1,80 euro le litre. Il annulera les Zones à faibles émissions et accroîtra la durée de validité du Contrôle technique de 2 à 3 ans. Le permis à points sera permuté par des suspensions en cas de comportement dangereux avec des contraventions plus lourdes.

Le candidat de Reconquête se dit contre le contrôle technique pour les 2 roues.

 

Nathalie Arthaud (LO)

Elle a fait part de ses « inquiétudes sur le pouvoir d’achat des Français, surtout en cette époque de flambée des prix du carburant ». Il propose d’abolir totalement la taxe sur les carburants des « travailleurs » en dédommageant ces pertes par la spoliation d’une partie des profits des grands groupes pétroliers.

 

Au sujet de la sécurité routière, elle dit « croire en la responsabilité du conducteur ». D’après la candidate, « il y a donc moins besoin d’imposer des règles ‘intolérables’ sur les limites de vitesse, par exemple. Elle se dit ‘favorable à de meilleures infrastructures routières ».

 

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

Pour faire baisser le prix des carburants dans les stations-service, Nicolas Dupont-Aignan propose de supprimer la TVA sur la TICPE. L’appareil permet d’économiser entre 7 et 10 euros par plein d’essence. Cette abrogation sera compensée par une taxation des richesses colossales (patrimoine supérieur à 10 millions d’euros).

 

Les candidats proposent de supprimer les zones à faibles émissions (ZFE). Il veut remplacer 10 millions de véhicules parmi les plus « énergivores » d’ici une décennie par un dividende qui favorise les véhicules les moins polluants. Il veut renationaliser les autoroutes et les laisser circuler librement en Ile-de-France pour limiter la circulation des poids lourds.

S’il est élu, il repassera à 90 km/h au lieu de 80 et il supprimera le permis à points.

 

Anne Hidalgo (PS)

Anne Hidalgo entend poursuivre en France le travail qu’elle a entamé à Paris pour réduire le nombre de voitures polluantes. Une sortie diesel 2024 à Paris est confirmée. Il est prévu de développer des bornes de recharge et des stations de ravitaillement en hydrogène. Pour encourager le rétrofit et la location « socialisée » de véhicules électriques, elle va débloquer un budget de 5 milliards d’euros.

Le candidat socialiste a déclaré « une grande aventure industrielle pour l’industrie automobile ». Elle veut accompagner les mutations de la filière par un « accompagnement social par la formation » pour permettre aux salariés concernés de se reconvertir.

 

Yannick Jadot (EELV)

Le candidat écologiste a confirmé son intention de sortir le moteur thermique en 2030, et à partir de cette date, il ne sera plus disponible à la vente. Elle n’a pas précisé si la mesure toucherait également les particuliers du marché de l’occasion. Elle entend construire des aménagements de rétrofit à grande échelle des véhicules thermiques et électriques.

 

L’initiative « Mobilité » de Yannick Jadot consistera à créer des centres d’autopartage pour véhicules électriques aux points d’entrée des zones rurales. En milieu urbain, il souhaite développer un schéma intermodal de transports en commun et de déplacements en véhicule partagé (vélo, scooter ou voiture). Une subvention de 1 000 € sera allouée chaque année aux salariés pour financer leurs déplacements.

Pour les jeunes de plus de 16 ans, il propose de créer un « pass liberté climatique » qui leur donnerait un accès illimité à tous les transports.

 

Marine Le Pen (RN)

Pour Marine Le Pen, la « transition écologique doit se bâtir sur la confiance, en ne s’opposant pas au bien-être des citoyens ». La candidate RN supprimera les zones à faibles émissions et fera entrer les véhicules hybrides dans la liste des véhicules propres. Elle se dit contre la fiscalité punitive et malus.

Marine Le Pen souhaite soulager la TVA sur les carburants à 5,5 % et offrir un prêt de 1 000 euros pour le changement au bioéthanol.

Elle propose la conception d’une agence nationale de la maîtrise des matières premières et ambitionne renforcer l’image de marque de la France en matière d’automobile.

 

Ces propositions ont été annoncées auprès de la filière industrielle par Jean-Philippe Tanguy, représentant de Marine Le Pen.

 

Emmanuel Macron (LREM)

Le candidat Macron est opposé aux limitations du prix des carburants. Pour soutenir les personnes les plus exposées aux hausses (foyers modestes contraints d’utiliser un véhicule au quotidien), il mettra en place des dispositifs d’urgence qui se déclencheront lorsque le prix des carburants explose. Cette méthode permettra à la fois de préserver justice sociale ainsi que les capacités financières de l’État.

 

Il est favorable à une clause de revoyure en 2028 sur la possibilité de conserver les moteurs thermiques après 2035. Les véhicules hybrides maintenus en parallèle des électriques. Et pour rendre l’électrique plus abordable, Emmanuel Macron créera un « leasing social » avec véhicules à prix plancher (à partir de 100 euros par mois). Les conventions d’accès et les modalités n’ont pas encore été fixées

Emmanuel Macron compte mettre un terme au « bashing automobile » et accompagner les PME à réaliser une transition écologique.

 

Ces propositions ont été annoncées auprès de la filière industrielle par Bruno Le Maire, représentant d’Emmanuel Macron.

 

Jean Lassalle (Résistons)

Le programme du candidat Lassalle est clair. Il veut le maintien du diesel et de l’essence en parallèle de la diversification des carburants. Il réclame le retour à 90 km/h, la suppression du permis à points et la baisse du temps de suspension de permis de 36 mois à 6 mois.

Pour l’industrie, il souhaite une requalification de la formation professionnelle avec davantage de mathématiques et de science pour les salariés concernés par la transition du thermique vers l’électrique. Il estime qu’un seul ouvrier est nécessaire pour construire une voiture électrique contre 7 pour une thermique.

 

Valérie Pécresse (LR)

Valérie Pécresse se déclare pro-voiture, admet une notion de dimension plaisir et appelle à ne plus voir les automobilistes comme des « vaches à lait ». Elle est pour le maintien du principe de la voiture individuelle. Elle propose d’étaler le calendrier des Zones à faibles émissions (ZFE), d’indexer les subventions de frais kilométriques sur les prix des carburants.

La candidate LR veut maintenir les véhicules hybrides après 2035, elle soutient la progression des boitiers éthanol et propose un prêt à taux zéro pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride.

Pour seconder la mobilité des personnes en recherche d’emploi, Valérie Pécresse souhaite créer une location d’une voiture à 1 euro par jour pour permettre le retour sur le marché du travail.

 

Ces allégations ont été annoncées auprès de la filière industrielle par Xavier Bertrand, représentant de Valérie Pécresse.

 

Fabien Roussel (PCF)

Fabien Roussel veut préserver les mobilités individuelles et publiques en constituant la gratuité des transports publics. Il présente le blocage du prix des carburants à 1,70 euro et une prime de 10.000 euros pour l’achat de véhicules Crit’Air 1 et 2. Cette subvention sera élargie aux véhicules thermiques.

Le candidat communiste propose d’instaurer une taxe flottante sur les carburants pour affaiblir la flambée des prix. Ainsi, les taxes diminueront si les prix augmentent et elles accroîtront si les prix diminuent. Il consultera les compagnies pétrolières pour ne pas verser de dividendes aux actionnaires. Si elles résistent, il menace de les taxer à 100%.

 

Ces propositions ont été annoncées auprès de la filière industrielle par Jacques Baudrier, représentant de Fabien Roussel.

 

Jean-Luc Mélenchon (LFI)

Jean-Luc Mélenchon veut bloquer les prix de l’essence à 1,40 euro. Une bonne nouvelle pour nos VSP !  Il demandera aux grands groupes pétroliers de compenser les hausses de cours du pétrole. Par contre, il tentera de diminuer le recours à la voiture individuelle. Il placera la fin aux Zones à faibles émissions (ZFE).

 

Ces propositions ont été annoncées auprès de la filière industrielle par Eric Conquerel, représentant de Jean-Luc Mélenchon.

 

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